brechet yves : « On ne peut pas reprocher à l’Allemagne de défendre l’industrie allemande ». Le problème, c’est que nos politiques n’ont pas défendu la nôtre.

L’ancien haut-commissaire à l’énergie atomique était l’invité des Grands entretiens d’Anne Rosencher, produits par L’Express. Et, comme à chaque fois qu’il prend la parole, il ne s’est pas déplacé pour rien.

À la question « L’Allemagne a-t-elle joué un rôle dans le sabotage de notre filière nucléaire », ce membre de l’Académie des sciences a répondu par l’affirmative. Tout en expliquant que :

– L’Allemagne, comme la plupart des pays, a une politique qui défend ses intérêts. Pas ceux des autres.
– Et qu’on ne peut pas le lui reprocher.

Ils ont un ministère de l’Industrie, un secteur industriel et une économie « qui se tiennent encore ». Ils les ont défendus, notamment en s’attaquant à un avantage compétitif qu’avait la France et son industrie : le nucléaire.

Le problème n’est donc pas l’Allemagne, mais « la démission en masse » des politiques français de l’époque.

Selon lui, nos décideurs n’ont pas mené d’analyse technique, mais se sont contentés d’une posture électoraliste et idéologique.

Pour ce grand scientifique, pour régler ce problème, il ne s’agit pas d’avoir des ingénieurs aux commandes de la politique. Lors de la constitution du parc nucléaire français, ni Pompidou ni Messmer ne l’étaient.

Mais il s’agit d’avoir une classe politique qui sait que la science et l’industrie, c’est important et qui s’entoure de gens qui les comprennent. Ceci afin de rendre les décisions prises possibles à implémenter.

Autre déclaration importante : « l’Europe n’a pas à imposer un pourcentage d’électricité produit par les hashtag#ENR (solaire, éolien…). Elle a à fixer des objectifs d’émission de CO2 par kWh produit. »

Elle doit donc laisser chaque pays libre du chemin technologique qui mène à cet objectif.

Je diffuserai prochainement une autre partie de l’interview qui montre qu’une prise de conscience a eu lieu concernant le nucléaire. Beaucoup de retard a été pris, mais il y a des améliorations… Même si nous continuons à prendre de mauvaises décisions, entre deux bonnes.

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