Excédent commercial surprise : « L’Industrie, en France, c’était la qualité espagnole au prix allemand. Aujourd’hui, c’est moins le cas ».

Le trait d’humour, assez cruel, d’Emmanuel LECHYPRE sur BFM Business en dit long sur les maux de l’industrie française. Et sur une bonne nouvelle : notre compétitivité s’est un peu améliorée.

Historiquement grevées par des charges et prélèvements bien plus lourds que chez nos concurrents, nos industries investissaient moins et avaient du mal à rivaliser. Notre compétitivité s’est donc lentement dégradée et, avec elle, notre balance commerciale.

Mais, par un alignement de planètes qui ne se reproduira probablement pas, si on en croit le journaliste, la balance commerciale de la France est passée dans le vert au dernier trimestre 2025.

Ceci grâce à des éléments conjoncturels :
– Baisse du prix du pétrole, ce qui est bien.
– Baisse des importations du fait d’une consommation des ménages et d’un investissement en machines des entreprises en berne. Ce qui est beaucoup moins bien.

Mais aussi grâce à des éléments structurels : l’amélioration de notre compétitivité du fait d’un meilleur contrôle de nos coûts salariaux. La baisse des charges salariales a donc bien eu des effets positifs. Elles ne sont décidément pas les « cadeaux aux entreprises sans contrepartie » que décrivent certains.

La moins bonne nouvelle est que les salaires nets ont été peu augmentés du fait d’un retournement en cours du marché de l’emploi.

On peut aussi noter les performances toujours impressionnantes de secteurs comme l’aéronautique et l’électricité.

Les livraisons records de certains industriels comme Airbus ou Dassault Aviation ont clairement joué dans la balance. Tout comme les ventes d’électricité issues de nos centrales, qui ont été excellentes. Bravo à EDF !

Le nucléaire et l’aéronautique sont donc deux secteurs industriels qu’on a eu bien raison de protéger de ceux qui veulent la peau de ces activités.

La situation industrielle de notre pays restera préoccupante tant qu’on n’aura pas résolu le problème du coût et de l’efficacité de notre système administratif. Et du poids qu’il fait peser sur nos entreprises.

Mais en attendant, il y a quelques bonnes nouvelles dont il faut se réjouir. En espérant qu’elles donneront à nos élus le goût de la réforme.

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