Pendant ce temps, FIL ROUGE et ses ouvriers en insertion professionnelle se battent pour sortir du redressement judiciaire.
Il y a quelques jours, Raynaut Escorbiac, membre FFI et militant bien connu du made in France, titrait son post LinkedIn d’un cri :
« Non ! Non et Non ! La société FIL ROUGE doit vivre !! »
La France soignait alors sa traditionnelle crise de foi de sortie de fêtes par des inscriptions sans lendemains à la salle de sport.
Et cherchait à sortir de sa crise budgétaire, traditionnelle aussi, par de nouvelles astuces.
Sans le cri de Raynaut, nous n’aurions pas tous vu le placement de cette jolie entreprise en redressement judiciaire.
Jolie parce qu’à hashtag#Marseille, et dans le monde du textile en général, FIL ROUGE n’est pas un atelier comme les autres.
– S’il maîtrise l’ensemble de la chaîne de valeur allant de la conception, coupe, confection, marquage, finition.
– S’il a investi dans des machines, a développé des compétences, des savoir-faire rares sur le territoire pour y produire chaque année des milliers de pièces en France « dans un secteur que l’on a trop longtemps abandonné à la délocalisation »…
… Il a choisi, en plus, d’être une entreprise de l’économie sociale et solidaire (hashtag#ESS). Elle réinsère, année après année, par le travail, ceux avec qui la vie n’a pas été tendre.
La semaine dernière, Annie CARRAI 🇫🇷 et Jean-François AUFORT, ces dirigeants de FIL ROUGE qui portent haut la fierté de ceux qui fabriquent à leurs côtés, en appelaient aux acteurs locaux.
« Fil Rouge ne demande pas l’aumône, juste qu’on lui fasse confiance », déclaraient-ils dans une interview Les Nouvelles Publications.
De grandes marques sont déjà clientes et soutiennent sa production :
– PUMA Group (pour l’Olympique de Marseille) ou Decathlon.
– Des structures plus petites aussi.
– Les amis Duralex® SCOP SA ou Scop-Ti (1336), toujours impliqués dans le produire en France.
– Des collectivités locales (uniformes scolaires notamment), l’Office du tourisme de Marseille.
– PROTECTUS, qui fait du vêtement médicalisé, ou Pernod Ricard.
L’atelier ne demande pas de subvention ni de miracle. Il demande des commandes.
Que vous soyez collectivité, grand groupe, PME ou ETI, vous pouvez l’aider à surmonter le ralentissement d’un marché qui souffre.
Et si vous n’êtes qu’un particulier, vous pouvez aussi commander. Sur leur boutique en ligne ou chez hashtag#Puma. Les produits dérivés que fabrique la marque pour l’Olympique de Marseille (t-shirt, sweatshirt) sont fabriqués chez FIL ROUGE.
Vous serez livrés partout en France. Même à Paris. Surtout à Paris, en fait.
Car, Parisiens, quand vous porterez le logo de ce club concurrent jusqu’au regard en biais de vos voisins de bureau…
Vous aurez l’occasion de conter la belle histoire de FIL ROUGE. Celle d’Annie, de Jean-François et de ces fiers employés qui défendent les couleurs du textile français quelque part du côté de la Ville de Marseille.
Ça vaut bien quelques réflexions, non ?