Où en est la réindustrialisation ? Entre les déclarations déterminées de dirigeants politiques et les retours bien moins positifs du terrain, on ne sait plus bien.

Voilà pourquoi nous sommes allés poser la question à Laurent SABATUCCI. Son entreprise, EOL, accompagne les projets immobiliers et industriels, et a mené un travail intéressant pour capter les tendances du marché.

Alors ? Ferme-t-on aujourd’hui plus d’usines que l’on n’en ouvre ?
La réponse est malheureusement oui.

Depuis près d’un an, le solde est négatif, avec environ 30 fermetures d’usines supplémentaires par semestre. Une tendance préoccupante, notamment dans l’agroalimentaire et, par ricochet, dans l’agriculture, qui pose une vraie question de souveraineté.

L’avenir ne s’annonce pas meilleur car, EOL constate :
-moins de projets industriels,
-un ralentissement de l’investissement et de l’emploi,
-et une difficulté croissante à faire émerger de nouveaux sites productifs.

Reste la dynamique des grands groupes qui, eux, continuent à lancer des projets. Mais ils occupent une place de plus en plus importante ce qui comporte un risque : que faire si la politique économique française, qui les met fortement à contribution, les décourageait d’investir chez nous ?

Les investissements étrangers, notamment anglo-saxons, restent eux aussi dynamiques. Les projets liés aux data centers et aux locaux d’activité, à la frontière entre logistique et industrie, continuent d’émerger.

Ce que l’analyse de Laurent Sabatucci nous rappelle :
L’industrie française ne manque ni de compétences, ni d’attractivité, mais elle a besoin de simplification des procédures et de stabilité fiscale pour relancer durablement l’investissement productif.

L’interview complète sera à retrouver prochainement sur notre chaîne YouTube, alors abonnez-vous pour ne rien manquer.

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