Chers résistants, chères résistantes, chers soutiens.

Janvier est le mois des intentions fragiles. Avec la candeur d’un député qui pense que pour créer des emplois et du pouvoir d’achat il suffit d’alourdir les impôts et les charges des entreprises, on se fait chaque année de douces promesses à nous-mêmes qui ne donneront rien. C’est ainsi.

Mais parce qu’une tradition, surtout quand elle est désuète, ça se respecte, nous avons décidé, aux FFI, de vous présenter nos projets pour 2026. Notamment en recyclant toutes les belles résolutions 2025 qui sont restées dans nos tiroirs faute de temps, de moyens ou d’attention.

Ces résolutions, nous les avons présentées la semaine dernière au FFI Splendide, ce collectif de membres FFI composé de nos partenaires (ceux qui nous financent), d’experts de l’industrie comme Louis Gallois ou Olivier Lluansi, de nos membres industriels faisant plus de 10 M€ de chiffre d’affaires, et des plus gros investisseurs dans l’économie réelle de notre réseau.

Cela s’est passé dans les locaux parisiens de notre plus vieux partenaire : Arkéa Banque Entreprises & Institutionnels.

L’abus d’alcool est mauvais pour la santé, tout ça tout ça.

Après les mots d’accueil de Bertrand Blanpain, Président du directoire d’ Arkéa Banque Entreprises & Institutionnels, et de Gilles ATTAF (FFI), j’ai pu faire part à nos convives des prochaines étapes de notre combat pour refaire de la France un pays qui produit, qui cultive, qui innove et qui construit.

Le premier pilier de notre action reste le renforcement de notre influence. Car la bataille de la réindustrialisation doit avant tout se gagner dans la tête de nos compatriotes qui, parfois, ont une mauvaise image de l’industrie. Vous nous suivez beaucoup sur LinkedIn, mais, l’algorithme s’étant durci avec le contenu natif pour laisser plus de place aux promotions (il fallait bien que cela arrive), nous avons, depuis octobre, diversifié nos supports de communication avec :

• Un lancement explosif sur Meta (Facebook et Instagram) où nous avons cumulé 30 000 nouveaux membres depuis octobre et où nous réalisons des millions de vues chaque semaine. Toujours sur des sujets pro-industrie, ce qui démontre qu’il n’y a pas que les professionnels et experts que l’on fréquente sur LinkedIn qui s’intéressent à notre réindustrialisation. Le grand public, le peuple en réalité, a bien décidé de se mêler de ce sujet.

• Un nouveau site internet qui ne va plus tarder à arriver pour remplacer l’actuel, qui n’en peut plus, tant il a été esquinté par des virus.

• Des publications d’ouvrages en librairie afin de porter haut les voix de ceux qui défendent notre industrie, nos entrepreneurs et notre souveraineté économique.

Mais la mise en rayon de quelques livres en librairie ne nous suffira pas. Il faut que nos valeurs s’incarnent aussi dans la presse écrite. Nous y publions souvent des tribunes. Mais elles n’ont pas la récurrence ni la profondeur ou l’exigence d’une revue. C’est pour cette raison que, comme nous vous l’annoncions récemment, nous avons décidé de participer au financement de l’Audace !.

Natacha Polony et son associé Raphael SCHMIDT étaient au FFI Splendide pour présenter les conditions d’investissement qu’ils réservent aux investisseurs privés du réseau FFI. Ils ont été si convaincants qu’en deux présentations (FFI Splendide et FFI Blois), nous avons déjà reçu des promesses pour plus de 50 % des 300 000 € réservés à nos membres. On a même dû se battre pour qu’il reste de quoi satisfaire les éventuels volontaires qui viendront écouter Natacha le 10 février aux FFI SUD LORRAINE (inscription ici), et aux FFI Rennes Bretagne le 12 février (inscription ici).

Gilles Attaf, Natacha Polony et Julien Noliere (Mutuale) reçus à Blois par Gaelle Poussin et Frederic Veillon de la Garoullaye

L’ouverture de nouvelles franchises FFI (nous discutons actuellement pour ouvrir dans 10 nouveaux départements) va compléter notre dispositif. Chacun de nos clubs est en réalité une tribune pour que retentisse la voix des entrepreneurs, que les plateaux télé aiment remplacer, quand ils parlent d’économie, par des économistes qui théorisent et des politiques qui réglementent.

Ces clubs enracinés seront les artisans de la grande tournée FFI dont nous vous parlions l’an dernier. Elle sera consacrée aux moyens de reconstruire notre souveraineté économique. Nous comptons bien y associer l’Audace, mais aussi des acteurs de presse enracinés dans nos régions comme le Journal des Entreprises ainsi que des groupements d’ETI.

Nous y parlerons des modèles les mieux adaptés pour résister à la financiarisation de notre économie et à sa conséquence la plus directe : le rachat de nos entreprises par des capitaux étrangers (essentiellement parce que eux investissent dans notre économie réelle, et nous pas).

Parmi les moyens d’éviter cette fuite, outre le fait de placer une partie de notre épargne dans nos PME et start-up, il y a le modèle des entreprises de l’économie sociale et solidaire (elles appartiennent à leurs sociétaires, leurs clients, leurs salariés…), mais aussi le modèle du capitalisme familial (celui qu’on veut plomber pour des raisons de « justice sociale », vous savez ?).

Des acteurs de ces trois domaines (fonds patriotes, ESS et capitalisme familial), tous différents mais qui participent à notre objectif (garder nos entreprises en France), seront présents lors de notre tournée.

Renaud Dutreil, figure de proue de la défense des entreprises familiales, était d’ailleurs présent lors de notre déjeuner FFI Splendide. Il a rappelé à quel point la montée des droits de succession sur la transmission de nos PME avait fragilisé notre économie et l’avait financiarisée. Alors que nous avions autant d’ETI qu’en Allemagne en 1980, moins de 10 % d’entre elles se transmettaient d’une génération à l’autre du fait de l’explosion des droits de succession. Depuis l’instauration du pacte Dutreil, ce taux est remonté à 20 %. Mais c’est encore loin des plus de 70 % (parfois plus de 85 %) en Allemagne, en Italie, en Suisse ou dans certains pays du nord de l’Europe, où les droits de succession sur les PME sont nuls.

Nos membres FFI les plus connus seront sollicités pour participer aux tables rondes de cette tournée (Renaud Dutreil, Louis Gallois, Philippe Véran, Pierre Gattaz…). Plusieurs présidents de région ont d’ores et déjà accepté de nous accueillir. Bon, aujourd’hui, tous sont de droite. Donc, si certaines régions de gauche pouvaient se manifester, nous en serions heureux. Histoire qu’on ne reproche pas d’être ni de gauche, ni de gauche… Blague qui fait beaucoup de peine à Gilles Attaf, et un peu moins à moi. Donc, à bon entendeur…

Faire tonner la voix des entreprises de nos territoires alors qu’arrive la campagne pour les présidentielles sera un bon moyen d’inspirer les programmes qui commencent à s’écrire. (Oui, pardon. On croit encore un peu en la politique. À chacun sa naïveté.)

Voilà pour l’influence.

Kelly Massol, jury de « qui veut être mon associé »

Autre résolution de 2026, nous voulons appuyer encore plus concrètement l’action de nos start-up, PME et ETI. Et la façon la plus efficace de le faire, c’est d’aider ces dernières à mieux se financer.

C’est ce que fait notre club d’investisseurs FFI Invest. Nous en sommes, avec l’Audace, à notre 3ᵉ dossier financé (2 et demi, car le dossier de l’Audace n’est pas encore clos). La prochaine réunion FFI Invest se déroulera le 29 janvier de 18 h 00 à 20 h, en visio, donc tous les membres FFI de France, mais aussi ceux de la Pena, nos partenaires espagnols, portugais et italiens, pourront se connecter.

Trois nouvelles opportunités d’investissement vous seront présentées (Compose It, Fastpoint, DARWIN DRONES). Si vous êtes business angels et que placer une partie de vos sous dans les entreprises qui participent au redressement de notre souveraineté vous intéresse, faites signe à Raymond BOCH.

Pour bien montrer que cette thématique d’investissement sera l’un de nos fils rouges, nous avons décidé de donner la parole, lors de notre prochaine soirée FFI Paris (ouverte à tous les membres FFI de France), à Kelly Massol, que vous suivez peut-être dans l’émission « Qui veut être mon associé ». Investisseuse de renom, elle doit son succès au fait qu’elle est aussi une entrepreneuse très performante (elle est la fondatrice de l’incroyable succès cosmétique que sont « Les Secrets de Loly »).

Le 3 février prochain, Kelly nous présentera donc son aventure, son approche de la production française mais aussi sa vision de l’investissement dans les PME et start-up françaises. Le tout sans langue de bois, comme vous l’imaginez. Inscription ici.

Gérald Bertin

Autre élément important de notre politique, nous avons le plaisir d’accueillir de nombreux nouveaux membres professionnels de la finance et de l’investissement, ainsi que des franchisés comme Gérald BERTIN, ambassadeur des clubs FFI Rennes, FFI Rouen, FFI Caen et bientôt FFI Le Havre.

Car Gérald n’est pas qu’un homme de réseau. Il est aussi un investisseur actif dans les entreprises qui opèrent dans les territoires qu’il fréquente. Président du groupe GLISCO, ce serial entrepreneur normand, pionnier du web dès les années 2000, a investi dans 19 entreprises. Si Gérald nous a rejoints, c’est notamment parce qu’il partage notre conviction que « pour renforcer nos entreprises, il faut d’abord renforcer leur écosystème ».

Nous comptons sur lui et sur ses collègues pour nous aider à relayer partout en France notre travail de structuration d’un écosystème de financement bienveillant pour les entrepreneurs made in France.

Tous nos événements en région et à Paris sont ici.

À bientôt pour de nouvelles bonnes nouvelles.

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