Renault Group et Turgis Gaillard s’associent pour produire des drones militaires.

Il n’y a pas de fumée sans feu. Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, avait évoqué un partenariat entre un grand groupe automobile et une PME de défense. C’était il y a un an.

La rumeur courait donc dans le petit monde de l’industrie. Elle a été confirmée hier. hashtag#Renault va mettre tout son savoir-faire en matière de conception et d’industrialisation pour construire des drones militaires.

Au moment où la France cherche à rattraper son retard dans un domaine devenu stratégique depuis la guerre en Ukraine, c’est une bonne nouvelle. Les drones sont, en effet, désormais des systèmes militaires indispensables.

Personnellement, j’avais compris que le problème était surtout que les commandes promises par l’État aux industriels français déjà existants n’étaient toujours pas passées. Nos usines de drones attendent, en effet, l’arme au pied, depuis des mois, que la fermeté de la communication et des postures de nos chefs se matérialise.

Quoi qu’il en soit, l’engagement d’un industriel d’une telle puissance dans le secteur est une étape importante dans la constitution d’une filière française du drone.

Ce projet s’inscrit dans la continuité des discussions engagées dès l’été précédent entre Renault et le ministère des Armées. Initialement, la discussion portait sur les moyens de répondre aux besoins de l’Ukraine.

Bon… Il est probable qu’au vu de la rapidité de notre système, la guerre sera finie avant que le premier drone issu de cette alliance n’arrive sur le terrain. Mais on salue le symbole et l’effort.

Le partenaire industriel de Renault Group, Turgis Gaillard, est une ETI française de la hashtag#défense qui compte environ 400 salariés. Elle est déjà active dans les drones de combat.

Les deux entreprises vont produire le hashtag#drone « Chorus », un programme piloté par la Direction générale de l’armement.

Selon L’Usine Nouvelle, il s’agit de fabriquer un drone multifonctions d’environ dix mètres de long, destiné notamment aux théâtres d’opérations contemporains.

Le contrat initial avec le ministère des Armées pourrait atteindre 35 millions d’euros, mais le potentiel industriel est bien plus important. À terme, le marché est estimé à près d’un milliard d’euros sur dix ans.

Le drone Chorus sera capable de missions d’observation, de renseignement et de frappe. Long de 10 mètres pour 8 mètres d’envergure, il pourra voler jusqu’à 400 km/h et atteindre 5 000 mètres d’altitude.

La production devrait être assurée sur le site Renault du Mans, toujours selon L’Usine nouvelle. Les moteurs seraient fabriqués à Cléon, en Normandie. Les premiers essais en vol sont attendus dès septembre. On parle de produire 600 drones par mois.

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