Chers compatriotes,

 

Le 5 mars dernier s’est tenu un diner FFI d’excellent niveau.

Une quarantaine de résistants ont bravé la peur du Coronavirus, (ou alors n’ont pas lu la presse) pour voir trois entrepreneuses présenter leur projet. Et oui, vous avez bien lu “entrepreneuses” parce qu’aux FFI, on sait s’inscrire dans les tendances de fonds de la société. Nan, je déconne, en vrai c’est une pure coïncidence.

Petite remarque, certains on lu l’intégralité du paragraphe précédent sans s’apercevoir qu’il y avait un jeu de mot (quarantaine… Coronavirus… merci).

Quoi qu’il en soit, après les mots de bienvenue d’Emmanuel, qui nous a annoncé le rapprochement entre les FFI et son business club LPBC, présent dans plusieurs villes d’Espagne et du Portugal. Ce qui permettra aux membres des FFI qui cherchent des partenaires dans ces pays d’être reçus et assistés par LPBC. Après les mots de bienvenue de Gilles, qui a annoncé le lancement prochain d’une plateforme regroupant plusieurs marques de textile Made In France. Après les mots de bienvenue de Laurent dont on ne sait plus très bien de quoi il a parlé, elles se sont lancées.

Ce fut Marion qui ouvrit le feu avec Splice (https://www.splice.paris), sa marque de mode 100% lin, un tissu qui ne consomme pas d’eau et qui dispose d’une emprunte carbone négligeable. Elle a exprimé son souhait de ressusciter la filière lin en France avec l’association qu’elle co-anime aux côtés de marques comme 1083 et le Slip Français (#LinPossible). Car la France est un vrai pays du tiers monde en la matière: nous sommes le plus gros producteur de lin du monde. Ce lin est cultivé et récolté en Normandie ainsi que dans le Nord, puis mis dans des bateaux. Il part ensuite en Chine où on en fait du tissu et des vêtements qu’on ré-expédie en Europe pour qu’ils y soient vendus. N’est-ce pas complètement absurde? Et bien grace aux efforts de Marion et de LinPossible, un début de filière est en train de se réinstaller en France, mais la route sera encore longue. Une route qu’on a envie de parcourir aux FFI, alors Marion, on va l’aider. Comment? Suspens…

Puis vint Margarita et ses bijoux. Elle redonne vie aux bijoux anciens dans un atelier qu’elle a monté en France. Venue de l’est de l’Europe, elle porte son amour de la France dans son accent et ses phrases mélodieuses. Elle est à mi-chemin entre l’art et l’entreprise. C’est ce qu’on appelle de l’artisanat d’art. En tout cas, elle a fait un carton : nous sommes nombreuses et nombreux à avoir dépensé les quelques sous demandés pour acquérir des pièces uniques chargées d’histoire et dont le design contemporain est dans l’air du temps.

Pour finir, Laurence a raconter le lancement de sa marque de mode “Ma Petite Plage”. Une ligne inspirée des années 70, chic et pratique qui sait s’adapter à de nombreuses situations : des soirées habillées jusqu’aux bars des plages mondaines. En à peine deux ans, Ma Petite Plage est référencée au Bon Marché, au Club Med, chez Merci et dans de nombreuses boutiques tendances. Elle exporte dans plusieurs pays et vient de lancer son site internet, alors, vous pouvez la soutenir en achetant ses produits. Cet act qui vous rendra ultra tendance, vous rapprochera, en plus, du paradis puisque que vous aurez consommé Français, éco-responsable (ce sont des vêtements en éponge) et donc éthique.

Ah si! on se souvient maintenant de ce qu’annonçait Laurent… il voulait dire (avec ses mots, hein…) que le fonds d’Investissement lié aux FFI (le French Touch Fund) avait investi dans Ma Petite Plage pour accélérer son développement. Parce que je vous rappelle que, pour soutenir la réindustrialisation de la France, c’est toujours bien de militer et de boire des coups, mais c’est encore mieux d’investir du vrai argent aux côtés de vraies entrepreneuses. Et ça tombe bien, c’est ce qu’on fait aux FFI.

 

Un remerciement à Guillaume et Stephane pour nous avoir présenté leur élevage de truffe (on s’est ré-ga-lés, comme toujours au restaurant le Sarté) et leur brasserie de bière.

 

Et à bientôt pour un nouveau diner, même heure, même endroit, le 2 avril prochain, Coronavirus ou pas. Parce que les résistants, ils n’ont pas peur du danger, eh ouai !