Mes chers compatriotes !

Le 30 janvier dernier s’est tenue la première session FFI de 2020. Dans un restaurant comble (toujours au Sarté, 15 rue André del Sarte à Paris), nous avons eu le plaisir de recevoir les deux fondateurs de l’atelier du Sarrasin (Nicolas, celui qui a parlé et Benoit qui est resté discret, mais qui n’en pensais pas moins) qui venaient nous parler d’une filière agricole en plein développement ainsi que les dirigeants du Conservatoire National des Véhicules Anciens toujours prêts à partager leur passion pour l’un des secteurs phare de l’industrie Française: l’automobile.

Comme d’habitude, il y a eu quelques surprises. D’abord, de bonnes surprises portées par Laurent qui nous a annoncé le passage prochain de la Caravane du Made In France chez Generali et l’ouverture de discussions avec l’assureur en vue d’un partenariat beaucoup plus large avec les FFI.

Autre surprise, et là, on ne sait pas si elle est vraiment bonne… il y avait une sur-représentation de bretons parmi les intervenants ! Non seulement de bretons mais de bretons qui s’appellent Nicolas (l’apéritif nous a été servi par Nicolas Poirier, fondateur de la marque de gin Oriant et breton de son état). Alors, oui, on connait la légende sur l’entrepreneuriat breton, le dynamisme de ce territoire, la qualité de ses patrons, nianiania, mais faudrait tout de même pas pousser : nos quotas régionaux s’en sont trouvés complètement déséquilibrés et pour longtemps, sans parler des prénoms…

En attendant, l’honnêteté nous oblige à le reconnaître, Nicolas Crabot a été très très bon. Lancé dans un rappel historique aussi clair que rapide, il nous a rappelé que le sarrasin n’était pas une céréale, mais une fleure. Naturellement sans gluten et peu consommatrice en resources naturelles (en eau, notamment), elle est aujourd’hui en plein essor alors qu’elle a bien failli disparaître de France il n’y a pas si longtemps (sauvée par les galettes au sarrasin, essaya-t-il de nous faire croire).

L’atelier Sarrasin a lancé son activité en Bourgogne (comme quoi…), en commençant par produire des biscuits. Mais il s’agit là d’un premier pas, car l’entreprise veut aller bien plus loin et exploiter tous les trésors offerts par cette plante et notamment ses fibres pour le textile.

Nicolas ayant terminé son exposé (en 10 minutes, s’il vous plait), il passa la parole à Stephane, qui dirige le CNVA avec Luc, son fondateur. Stéphane, qui n’est pas breton, nous annonça la création de la première thématique passion des FFI : l’automobile. Un club de collectionneurs et d’amoureux des véhicules anciens va donc voir le jour au sein des FFI, en attendant l’arrivée d’autres (gastronomie, tourisme, mode, etc.). Grâce à eux, nos membres pourront participer à quelques superbes road trip, de belles expositions et quelques soirées où des conteurs viendront nous dire des histoires de circuits, de légendes roulantes, de belles restaurées et de mécaniques fumantes.

Avec Stephane, Luc et Nicolas (encore un…), nous avons 3 co-fondateurs (du club) qui ne sont pas de simples passionnés : deux d’entre eux sont des militants engagés. Leur conservatoire forme tous les jours des apprentis experts en restauration de voitures anciennes. Ils transmettent le savoir-faire qui donne la vie mécanique éternelle.

Après le bel exposé de Stéphane (10 minutes également), nous avons poursuivi nos discussions aussi bruyantes qu’animées, en attendant les prochaines soirées FFI (5 mars, 2 avril, 14 mai, 18 juin… comme ça, vous ne nous direz plus qu’on vous prévient trop tard…), sans parler de notre prochaine tournée en région qui commencera à Nantes, ce qui ne va pas arranger notre quota de bretons… certes.

 

A bientôt les résistants.

Laurent, Gilles et Emmanuel