Dassault Aviation a dépassé, en 2025, ses objectifs, pourtant ambitieux, de livraisons de Rafale.

Parce qu’en ce moment, le monde industriel manque de bonnes nouvelles, quand l’une d’entre elles survient, il ne faut pas la rater.

Or, nous sortons d’une période où notre vigilance était ailleurs. Étant concentrés sur les moyens d’éviter les pièges des débats familiaux de Noël :
– Sur la pertinence d’installer une crèche (inclusive) sous le sapin.
– Sur les mille et un moyens de survivre à un réveillon réunissant viandards et véganes à une même table.

… Peut-être avez-vous laissé passer quelques informations importantes.
Heureusement, Bruno Trévidic et Anne Bauer, journalistes aux Échos, ont veillé au grain.

Le 22 décembre dernier, ils publiaient un article titré « Dassault dépasse ses objectifs de livraisons de Rafale et annonce une envolée de son chiffre d’affaires ».

L’article rapporte que, malgré les inquiétudes initiales, Dassault Aviation a dépassé son objectif de production de Rafale. 26 appareils ont ainsi été livrés (15 à l’export et 11 à l’armée française), contre 25 prévus, et cinq de plus qu’en 2024.

Les inquiétudes portaient sur la capacité de la chaîne de sous-traitance à suivre la montée en cadence imposée par la progression des commandes prises l’année précédente. Les ingénieurs et ouvriers du groupe ont donc relevé le défi. Bravo à eux !

Mais cette performance a été faite au détriment du segment des jets d’affaires, qui a, lui, légèrement déçu. Seuls 37 Falcon ont été livrés, contre 40 attendus.

Ceci du fait de l’arbitrage assumé du PDG Éric Trappier, qui a donné la priorité à la production d’avions de combat. Malgré tout, les livraisons de Falcon progressent par rapport à 2024.

Grâce à ces résultats, Dassault Aviation revoit à la hausse son chiffre d’affaires 2025, attendu au-delà de 7 milliards d’euros.

Il était de 6,23 milliards en 2024. Les résultats financiers détaillés seront publiés début mars 2026. Cette progression est aussi portée par la hausse des commandes de Falcon, passées de 26 à 31 en un an.

Du côté du hashtag#Rafale, les prises de commandes ont en revanche légèrement reculé (26 appareils contre 30 en 2024).

L’année a été marquée par peu de succès commerciaux, à l’exception notable de la commande indienne de 26 Rafale Marine, première exportation de la version navale.

En revanche, plusieurs campagnes ont échoué, notamment en Colombie, où le Gripen l’a emporté. Et les perspectives restent incertaines au Canada et au Portugal, face notamment au F-35. L’année 2026 ne s’annonce donc pas de tout repos pour les équipes commerciales du groupe.

Malgré ces revers, le carnet de commandes du Rafale atteint un niveau historique, avec 220 appareils à livrer fin 2025.

Dassault prévoit d’augmenter progressivement la cadence jusqu’à cinq avions par mois pour honorer ses contrats. Notamment celui signé avec les Émirats arabes unis.

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